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| INÉDIT | |||
vendredi 7 mars à 19h30 et 22h10, samedi 8 mars à 16h45, 18h15 et 20h15
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| Yalda younÈs | |||
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![]() Photo : Jules Geai |
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Cette pièce, écrite en hommage à Samir Kassir, historien et journaliste libanais assassiné le 2 juin 2005, puise dans le matériau de la mémoire, de la guerre, de la peur et de la fascination. Sous les pas de la danseuse rugissent les sons des mitraillettes, des explosions, dans une lutte et un rituel quasiment tauromachique, une dimension tragique qui renforce le sentiment d'une liberté inaliénable. La musique de NON, créée par Zad Moultaka, se déroule en deux parties : la vie avec la conscience de la peur, son apprivoisement, le jeu avec la violence et les échanges de polarité. Le corps hésite, tremble, s'agite puis entre en lutte avec les bruits extérieurs, essentiellement ceux d'une nuit de guerre, explosions, rafales de mitraillettes, souffles d'obus. Le combat s'intensifie jusqu'à l'incandescence, lieu de feu et de jouissance, où les bombes ont l'air d'exploser sous les pas de la danse. À partir de ce point culminant, un lent decrescendo conduit peu à peu la danseuse dans un autre espace où tout est estompé. On entend des voix, nimbées d'irréalité, une mélodie surgie d'un autre monde et quelques sursauts de guerre au loin. Et le corps continue longtemps ses figures frénétiques alors qu'il n'émet plus aucun son. Un mutisme qui souligne l'enfermement des souffrances à l'intérieur du corps, les séquelles d'une violence qui a fini par se dissiper, à l'image de la mort qui éloigne le fracas de la vie. |
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