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AU QUARTZ
Daniel Askill, Yolande Zauberman, les étudiants
de “l’atelier de recherche etats du corps“ de l'ESAB


AU CENTRE D'ART PASSERELLE
Katrin Lock / Tim Brotherton, Discoteca Flaming Star,
Francesco Finizio

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SHOWROOMDUMMIES
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Mathilde Monnier & La Ribot

THE RED LETTER
Asha Thomas

MY SPACE
Olivia Grandville



OLIVIA GRANDVILLE
MY SPACE

© DR

MER 4 MARS à 20h30.
LA CARÈNE > voir le plan
Tarif > PASS ANTIPODES 35€ ou 8€
Durée 1h

conception et interprétation Olivia Grandville
musique et interprétation Tom Mays, Jérôme Noetinger
lumières Sylvie Garot
conception tables Michel Jacquelin
assistante à la chorégraphie Annabelle Pulcini



Un dispositif composé de trois tables, celles des deux musiciens, Jérôme Noetinger et Tom Mays, et d’une danseuse, Olivia Grandville. Ses mouvements sont filmés et analysés par l’ordinateur, les signaux ainsi recueillis interviennent sur la texture du son ou son déclenchement. Ces dispositifs de capture du geste modifient la qualité de la danse et la perception sensorielle de la danseuse. En prenant en compte l’espace autour du corps, en s’attachant à la dynamique du mouvement plus qu’à sa dimension anatomique, la captation par vidéo crée l’illusion d’une matérialisation de l’espace ; pour la danseuse, c’est une réalité.

« Les dispositifs de capture du geste modifient la perception sensorielle du danseur. En prenant en compte l'espace autour du corps, en s'attachant à la dynamique du mouvement plus qu'à sa dimension anatomique, la captation par vidéo crée l'illusion d'une matérialisation de l'espace. (...) Écouter ce que l'on a l'habitude de regarder, voir ce qu'on a l'habitude d'entendre, c'est ce trouble des sens qui m’intéresse. Ce dispositif révèle la possibilité de composer la danse à l'oreille : « j'entends » le geste que je viens de produire et ce son transforme la nature du mouvement suivant. Dès lors, l'audition devient le point de repère déterminant de la mémoire corporelle du danseur et de son imaginaire. Ces différents modes d'interactions entre son et mouvement constituent un processus d'écriture en soi, car ils impliquent des modalités gestuelles précises. Mais, individuellement, ils sont aussi des sujets d'improvisation. Ce lien est concrètement mis en jeu : ainsi les principes interactifs proposés par Tom Mays agissent sur le vocabulaire improvisé de Jérôme Noetinger par l'intermédiaire de mes mouvements. (…) En observant des musiciens adapter leur instrument (leur dispositif en quelque sorte) en fonction du groupe avec lequel ils jouent (c’est-à-dire une situation donnée), la question s'est posée pour moi d'une part de ce que pouvait être mon dispositif, et d'autre part de ce que le rétrécissement de l'espace pouvait apporter à ma danse. La nécessité de limiter mon espace de jeu s'est peu à peu confondue avec celle de rassembler mes forces, de rester concentrée, d'occuper un territoire d'autant plus dense qu'il reste à l'échelle du corps. Le contraste de cette situation avec les immensités virtuelles qu'offrent les nouvelles technologies m'amuse. L'idée est donc de la mettre en scène concrètement, en m'inventant un plateau miniature, un espace à transporter avec moi.

Olivia Grandville, septembre 2007


Olivia Grandville est chorégraphe et interprète. Formée à l'école de danse du Théâtre National de l’Opéra de Paris, elle intègre le corps de ballet en 1981 et est nommée sujet en 1983. Jusqu’en 1988, elle traverse, outre le répertoire classique, des oeuvres de Balanchine, Limon, Cunningham et participe aux créations de Maguy Marin, Dominique Bagouet, Bob Wilson… Elle participe à toutes les créations de la compagnie « Bagouet » de 1989 à 1992, date à laquelle elle commence à réaliser ses propres projets. Elle obtient en 1996 le prix Nouveau Talent de la SACD pour son travail chorégraphique. Parallèlement à ses activités de compagnie, elle continue de développer sa pratique en tant qu'enseignante, improvisatrice et interprète. Membre fondateur des Carnets Bagouet dont elle démissionne en 2000, elle participe néanmoins à certains remontages de pièces. En 2004, elle crée Comment Taire qui inaugure une période de recherche autour de la captation du geste dans un environnement de traitement de son ; My Space s'inscrit dans la continuité de cette démarche.


WWW.OLIVIA-GRANDVILLE.COM



coproduction La Spirale de Caroline / CCAM - Scène nationale de Vandœuvre-Lès-Nancy, Césaré - Centre national de création musicale, Les Spectacles vivants - Centre Pompidou
avec  l’aide des Laboratoires d’Aubervilliers pour la mise à disposition d’espaces et le partenariat du Centre National de la Danse à Pantin
avec le concours du Ministère de la Culture et de la Communication. La Spirale de Caroline a reçu, pour ce projet, le soutien du DICREAM (Dispositif pour la création artistique multimédia) et de l’ADAMI